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Je vous propose de m'accompagner dans mon parcours politique et d'y retrouver l'envie de s'investir

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Une rue d'Outreau honore la mémoire d'André Pantigny

Trente six ans après sa disparition, Raymond Splingard décide de rendre hommage à André Pantigny. Cité à l'ordre de la Nation, pour son travail de résistant et son suprême sacrifice, André Pantigny est, certes, entré dans l'histoire de l'épopée fabuleuse de la résistance, mais son souvenir s'est estompé dans la mémoire des hommes d'aujourd'hui.
Raymond Splingard choisit la "Journée nationale 80 de la déportation" pour donner à la rue d'Equihen, le nom d'André Pantigny et honorer, ainsi, en compagnie de M. Mignot, sous-préfet de Boulogne, Touati, commissaire principal de police à Boulogne, Philippe Wetzel, secrétaire général de la mairie d'Outreau et MM. les présidents des associations patriotiques locales (UNC, UFAC, ACPG, Cols Bleus, déportés), la mémoire de l'ancien secrétaire général de la fédération socialiste du Pas-de-Calais.
Très émouvante, la cérémonie s'inscrit parmi celles prévues dans la commune en ce jour d'hommage aux déportés. emmenés par les sociétaires de la musique municipale, le cortège officiel, parti de l'hôtel de ville, s'arrêta un temps devant le monument aux morts où une gerbe est déposée. Raymond Splingard et le cortège se dirige ensuite vers l'entreé de la rue Pantigny. Après avoir dévoilé la plaque, qui indique désormais aux passants le nouveau nom donné à une artère particulièrement fréquentée, M. Splingard s'attache, en mots simples, mais justes, à retracer la figure d'André Pantigny.


Biographie d'André Pantigny


Qui était André Pantigny ?
C'est le 4 décembre 1944, dans une baraque du camp de Gross Rosen, en Haute Silésie, pendant que ses amis du Bassin minier fêtent la Sainte Barbe, qu'André Pantigny, à bout de force, s'éteint.


Dix-sept mois de tortures et de souffrances, endurées avec courage, prennnent fin pour lui. Et ainsi s'achève, à 44 ans, la vie d'un instituteur, enfant d'Oignies, et celle d'un héros, résistant dès la première heure, livré à la Gestapo, par les autorités vichyssoises, le 12 juillet 1943.
André Pantigny devient, après la Grande Guerre, instituteur. Il rejoint la SFIO, où il devient un des militants les plus actifs. En 1930, il prend la tête de la fédération SFIO du Pas-de-Calais, et remplace Raoul Evrard. 
André Pantigny a 39 ans lorsque la guerre éclate. Résistant de la première heure, il est d'abord membre du mouvement Voix du Nord, avant de rejoindre, en 1943, Libération Nord, dont il devient le chef départemental. En contact avec Pierre Brossolette, Jean-Baptiste Lebas, il a dans la résistance une activité multiforme : renseignements sur les mouvements de troupe, sabotage et, surtout, coordination des différents groupes de résistance. Il siège à l'assemblée consultative d'Alger. Il est arrêté, en 1943, pour être livré à la Gestapo. Il est six mois plus tard, déporté à Anvers, puis à Cologne, à Gross Strellitz et, enfin, à Gross Rosen, où il succombe à bout de force. A titre posthume, il reçoit, après la libération, les plus hautes distinctions nationales.



Sépulture d'André Pantigy à Oignies

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