Je vous propose de m'accompagner dans mon parcours politique et d'y retrouver l'envie de s'investir
René Mathou, Maire d'Outreau de 1948 à 1952, Conseiller général de 1945 à 1951.
René Mathou est né le 18 octobre 1896, à Pessac, en Gironde. Il fréquente l'école jusque 12 ans. Il est mobilisé en 1915, dans l'Infanterie. A la fin de la guerre, il est décoré de la médaille militaire et de la Croix de Guerre. Il entre dans les Chemins de Fer en 1919, où il devient surveillant. Il entre à la CGT confédérée des cheminots, dans les années 1930 et accède à certaines responsabilités. Il adhère à la section SFIO d'Outreau. Il entre au conseil municipal en mai 1935, où il siège jusqu'en 1939.
A la Libération, il est membre du Comité Local de Libération. Il est rattaché au Mouvement Libération Nord. Il est également secrétaire de l'Union Locale des Cheminots. Il entre en concurence avec Emile Carpentier. Les deux hommes se partagent les charges ; à Emile Carpentier, la mairie, à René Mathou, le canton. Ce dernier n'a pas la popularité de Carpentier, mais il est un élu travailleur. Il est élu conseiller général du canton de Samer, le 30 septembre 1945, au second tour, avec 60,8 % des suffrages. Il est, en 1947, élu Premier adjoint d'Emile Carpentier. 
Après le décès d'Emile Carpentier, lors de la séance du conseil municipal du 25 juin 1948, il devient maire d'Outreau et choisit Raymond Splingard, pour Premier adjoint, en charge des Finances et du Ravitaillement. Durant son mandat, le dispensaire d'hygiène sociale rouvre ses portes, le réseau d'eau potable est restauré et les écoles sont reconstruites. Il fait adopté un plan de reconstruction de la ville. Il fait entrer la commune les syndicats intercommunaux de transports et des abatoirs. Mais surtout, son mandat est marqué par la question épineuse du logement.
En 1951, il échoue aux élections cantonales, battu par Jean Bardol, la figure montante du Parti Communiste dans le Boulonnais et candidat sur Outreau. René Mathou est de plus en plus contesté au sein de la section, alors que se profilent les élections municipales de 1953. Le 25 juillet 1952, il donne sa démission, et le 4 août, le préfet charge Raymond Splingard de faire l'intérim.
Profondément marqué, il décède le 23 septembre 1954.