Je vous propose de m'accompagner dans mon parcours politique et d'y retrouver l'envie de s'investir
La rentrée prochaine verra l’application dans le primaire du plan Darcos. La communauté éducative est restée tétanisée par les « réformes » successives de l’année précédente. Dans les faits, le ministre de l’Education, Xavier Darcos met en œuvre une politique de casse, sans concertation. C’est une entreprise d’appauvrissement, en maternelle et en primaire, du temps d'école, des contenus, de l'encadrement et de la formation des maîtres. Le service public fondateur de notre société est mis en pièce. Réduire de 26 à 24 heures l'enseignement hebdomadaire et concentrer l'enseignement sur quatre jours est une hérésie pédagogique.
L'État n'a prévu aucune structure d'accueil, aucune activité pour le mercredi et le samedi, aujourd’hui hors du temps scolaire. Les enfants, notamment dans les milieux défavorisés, seront livrés à eux-mêmes, à la rue, à la télé, sans bénéfices pour eux. Une fois encore, le désengagement de l’Etat est manifeste. Il reviendra aux collectivités locales de financer les activités hors temps scolaire. Ce qui aura pour conséquence d’aggraver les différences entre communes riches et communes pauvres.
Xavier Darcos manipule les statistiques pour dire que la France a le temps d'école le plus élevé d'Europe alors que, selon Antoine Prost, spécialiste de l'éducation, nous avons, avec vacances et congés compris, le plus faible du continent. Certains élèves de primaire ne travailleront que 165 jours par an.
Des matières seront inévitablement sacrifiées. La réforme est une catastrophe pour la lecture. Les enseignants sont livrés à eux-mêmes. Il est dit "Les élèves s'entraînent à déchiffrer et écrire seuls des mots déjà connus..." et mieux : "Le maitre peut se référer à un bon manuel". En clair, "tu te débrouilles" ! Il n'y a aucun document d'accompagnement à l'acquisition d'un savoir fondamental pour l'épanouissement d'un enfant, l'insertion dans la société. Avec des risques de différences d'enseignement énormes entre écoles, d'une commune à l'autre.
De plus, la réforme, qui veut supprimer les instituts universitaires de formation des maîtres, ne prévoit aucune formation spécifique pour les professeurs des écoles. On leur dit : "Passez un master en université" comme si cela suffisait à enseigner à lire et à écrire. Les pédagogies sont différentes selon que l’on enseigne à l’université, au lycée, à l’école primaire ou maternelle.
Le ministre voudrait supprimer la carte scolaire, alors que cela aura pour conséquence d’augmenter encore la ségrégation sociale. D’un côté, des écoles pour les enfants favorisés, de l’autre un service public de l’éducation minimal.
Les élus locaux ont agi localement pour dénoncer les suppressions de postes et de classes. On peut regretter le manque d’opposition sur la réforme, sauf par la voix de Martine Aubry. L’école est l’un des fondements de la République.