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  • : Le Blog d'un jeune militant et élu d'Outreau (62)
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  • : Je vous propose de m'accompagner dans mon parcours politique et d'y retrouver l'envie de s'investir
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Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog. J'ai créé celui-ci, afin de partager mon expérience de jeune miltant socialiste et d'élu à la commune d'Outreau. Trop souvent, il est dit que les jeunes ne s'intéressent plus à la politique. Je pense au contraire que la jeunesse se veut citoyenne, mais ses engagements prennent une forme différente. Les jeunes rêvent d'actions immédiates. Ils veulent pouvoir réellement s'engager et ne plus être uniquement des alibis.

Historien de formation, je souhaite vous faire partager mes recherches en histoire sociale.

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 10:40

Louis Ernest Auguste Desclève (1er octobre 1888 - 10 octobre 1950)

Né à Boulogne-sur-Mer, dans une famille ouvrière de onze enfants il entre au service Compagnie des chemins de fer du Nord comme mécanicien de route au dépôt de Boulogne-sur-Mer, il est l'un des militants socialistes les plus actifs de la région côtière du Pas-de-Calais pendant l'entre-deux-guerres.

Secrétaire de la section du Parti socialiste SFIO d'Outreau, qu'il a fondée en 1917, membre de la commission exécutive fédérale du Pas-de-Calais, Ernest Desclèves jouit d'une grande popularité dans les familles de cheminots qui constituent, avec celles des métallurgistes de l'Aciérie Paris-Outreau, l'essentiel de la population de la commune.

Élu conseiller municipal lors de la consultation de 1919, il parvient à maintenir la totalité des adhérents de sa section dans la « vieille maison » lors de la scission. Il entre alors à la Commission exécutive de la Fédération socialiste du Pas-de-Calais. Choisi comme maire d'Outreau lors des élections de mai 1925, il entre au conseil d'arrondissement en 1928, puis est élu conseiller général du canton de Samer en 1931. Il est réélu conseiller général du canton de Samer en 1937.
De gauche à droite : Emile Carpentier, Ernest Desclève et Emile Guilbert

Ses candidatures aux législatives sont loin de rencontrer le même succès : il échoue, en effet, consécutivement, aux élections de 1928, 1932 et 1936 dans la 3e circonscription de Boulogne-sur-Mer, handicapé par le caractère rural de cette circonscription, solidement tenue par la droite ultra-conservatrice.

Sépulture d'Ernest Desclève et son épouse

Sources:
Maitron, Jean (dir.), Dictionnaire du mouvement ouvrier français, Paris, Les éditions ouvrières, 1988, 43 volumes.
Chochois, Sébastien, « Ernest Desclèves, un destin tourmenté », Bulletins des Amis du Patrimoine saint-martinois n° 2, 2003.




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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 10:40

Emile Carpentier (1888-1948)
Alfred Henri Carpentier dit "Emile" est né à l'Etoile dans la somme, le 15 septembre 1888.

Emile Carpentier est dès l'entre-deux-guerres une personnalité éminente du syndicat des cheminots (CGT, puis CGT-U). Il est secrétaire de l'Union Locale Départemental des syndicats du Pas-de-Calais et de l'Union Nord des Cheminots.
Il épouse Eléonore Billet (1888-1978)
Il entre au conseil municipal d'Outreau en 1925 (?). Il devient rapidement adjoint au maire. En 1928, il est élu conseiller d'arrondissement, en remplacement d'Ernest Desclève. Quelques années plus tard, il devient Président du Conseil d'arrondissement.
Pendant la Seconde Guerre, il est maintenu par les autorités d'Occupation comme Premier adjoint de la commune. Il fait fonction de maire lorsqu'Ernest Desclève est fait prisonnier. Comme syndicaliste, il "signe" la charte du Travail et préside le COSI (Comité Ouvrier de Secours Immédiat), ce qui lui vaut d'être inquiété à la Libération. Toutefois, le Comité Départemental de Libération le blanchit, pour ses actions de résistance (faux papiers, protection d'Anglais...). Il préside le Comité Local de Libération d'Outreau et devient président de la Délégation spéciale, chargée d'administrer la commune jusqu'au prochaines élections municipales. Il est désigné comme tête de liste pour la SFIO. En 1945, il est élu maire de la commune.
En 1947, Emile Carpentier est réélu maire et peut continuer de s'atteler à l'oeuvre immense de reconstruction d'une ville détruite à 90%. Avec le retour en masse des exilés, le problème de logement se fait de plus en plus aigu. Trois types de logement sont édifiés au coeur de la commune : les demi-lunes, les préfabriqués américains et les logements en parpaings. Par souci de rapidité et d'efficacité, le souhait de la Municipalité, exprimé par l'adjoint aux finances, Raymond Splingard, est de bâtir sur des terres agricoles. La construction de trois cents baraquements dès 1945 ne satisfait guère la population, irritée par la lenteur des travaux. Environ cinquante logements supplémentaires sont construits dans la cité d'urgence du hameau de La Salle pour un million de francs (de l'époque). L'action municipale est complétée par la S.N.C.F qui décide l'édification d'une cité pour ses cheminots, permettant d'accueillir plus d'un millier d'habitants.  
Au total, près de 400 logements sont édifiés dont la majorité dans la rue Auguste Comte avec 25 préfabriqués, 50 logements en dur et 80 demi-lunes. Les noms attribués à ces logements doivent symboliser l'espoir et la paix retrouvés : ainsi les dénominations doivent symboliser l'espoir et la paix retrouvés : " Humanité",  " Liberté " , " Egalité ", " Fraternité ", "Loyauté" et " Solidarité " sont proposés. De même l'ensemble des constructions provisoires de la plaine du Portel constitue la cité " République ", traversée par les rues de la " Paix " et de la " Concorde ". Il sera attribué à certaines rues les noms de résistants fusillés, tels Firmin Blondeel et Robert Delattre, et de cheminots tués sous les bombardements comme Antoine Minet et Séraphin Leseux.

La réfection des écoles est également un des principaux soucis d'Emile Carpentier et de son équipe. L'école Paul Bert est entièrement restaurée et plusieurs constructions nouvelles sont projetées. ( Archives Municipales, dossiers relatifs aux destructions, reconstructions, rénovations, et réhabilitation des écoles depuis 1945). Les Bains-douches sont rouverts en juin 1946 mais leur fontionnement est restreint par le rationnement de l'eau et du savon. 

Emile Carpentier meurt le 9 mai 1948. Ses funérailles donnent lieu à de grandes cérémonies. Nombreuses seront les grandes figures du mouvement ouvrier de la région à lui rendre un dernier hommage.
René Mathou lui succède à la tête de la commune
Son épouse est élue au conseil municipal, lors de l'élection partielle de 1948, qui remplace le conseiller municipal manquant.

 

 

 

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22 septembre 2006 5 22 /09 /septembre /2006 10:58

Un nouveau bulletin pour les Amis du Patrimoine
A la mairie de Saint-Martin-Boulogne, mardi 12 septembre 2006, l'association des Amis du Patrimoine Saint-Martinois a présenté son septième bulletin d'histoire et de généalogie de Saint-Martin-Boulogne et du Boulonnais.
Karine Réant, présidente, a présenté chacun des auteurs et les articles du nouveau bulletin semestriel de l'association. Alors que Michelle Belval traite les seigneurs de Bédouâtre, Edmond Fauquez évaoque, dans une biographie de Charles Duhotoy (1840-1925), la vie d'un ancien maire de Saint-Martin-Boulogne. André Nèvejans retrace pour sa part un aspect de la vie pendant la Seconde Guerre mondiale avec L'ami Fritz, une pièce de théâtre jouée à Saint-Martin et au Mont-Lambert en 1942. Karine Réant détaille encore les cimetière de la Grande Guerre dans le Boulonnais. Franck Dufossé, avec des photos peu connues, rapelle le bombardement du 15 juin 1944. Paul Arblay, dans une étude généalogique, évoque une généalogie nivernaise. Enfin, Sébastien Chochois, à l'occasion du 70e anniversaire du Front populaire, narre les événements qui se sont passés dans le Boulonnais.

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